Film documentaire : Baptiste Trotignon, le chant du piano jazz

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BAPTISTE TROTIGNON, le chant du piano jazz


Un film documentaire actuellement en développement.
Production : Divali Films, Vincent Trintignant-Corneau, Christine Chansou
Réalisation : Thomas Chansou
Acteurs : Baptiste Trotignon, Thomas Bramerie et Dre Pallemaerts

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RÉSUMÉ

Baptiste Trotignon offre un concert privé de sept morceaux et nous fait partager sa réflexion autour de sa conception de la musique, ses influences, son improvisation...

Le répertoire se compose d'un standard de jazz de Charlie Parker, d'une chanson américaine de George Gershwin, d'une interprétation instrumentale d'un titre de Claude Nougaro et de quatre de ses compositions dont la version live inédite d'un titre qui figure dans son dernier album, Song Song Sonq (septembre 2012, Naïve).

Un choix de morceaux qui nous plongent au cœur de la richesse de son discours musical.Entouré du contrebassiste Thomas Bramerie et du batteur Dre Pallemaerts, Baptiste joue en trio, en duo, mais aussi en solo.

C'est lors de courtes pauses, entre deux morceaux, qu'il nous parle de sa musique et de son univers qui l'ont propulsé au devant de la scène jazz actuelle.

NOTE D'INTENTION

Ayant reçu en novembre 2011 le Grand Prix de jazz de la Sacem, Baptiste est une figure de la scène jazz actuelle que Martial Solal a nommé « le plus brillant pianiste de la jeune génération ».

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Dans l'ère de son temps, cet artiste reprend et renouvelle des standards de jazz pour apporter un son nouveau à ce répertoire et compose de nombreux titres qui sont une véritable recherche et réflexion sur la musique.

Baptiste Trotignon est un pianiste français avec une culture « world », son travail est reconnu par l'ensemble de la profession et il est, à trente-sept ans, en train de s'inscrire dans l'Histoire du jazz.

Ce documentaire a pour vocation de livrer un concert privé aux téléspectateurs pour partager son univers que tant les néophytes, les mélomanes et les spécialistes du jazz apprécient de par sa générosité et son implication dans le cinquième art.

À l'heure de la sortie de son neuvième album en tant que leader, Song Song Sonq (op. cit.), je souhaite porter à l'écran les notes et les couleurs musicales de ce musicien hors pair qui jongle entre la scène et les studios ; trouver le rythme audiovisuel en harmonie avec son art et participer ainsi à son entrée dans l'Histoire du jazz comme de la musique en générale.

NOTE DE RÉALISATION

En 1970, à Helsinki, le compositeur finlandais Ilkka Kuusisto a convié dans sa propre maison Bill Evans, accompagné d'Eddie Gomez à la contrebasse et Marty Morrel à la batterie. Après un repas et autour d'une discussion informelle avec Bill Evans et quelques convives, le trio donne un concert privé dans un cadre intimiste et convivial qui est filmé à plusieurs caméras.

En visionnant ces images j'ai pensé que ce concept était une piste à exploiter.

En effet, contrairement à une scène musicale, une salle de concert ou un studio, le décor choisi pour ce film sur Baptiste est une maison qui donne sur une étendue d'eau, afin ne pas cloîtrer les musiciens dans une pièce fermée et offrir symboliquement une ouverture sur l'extérieur tout en gardant le caractère et la convivialité d'un cadre privé.

Ce lieu est important pour symboliser l'essence même de la musique de Baptiste, qui ouvre une porte entre le jazz et la musique classique, la technique et l'émotion, l'élitisme et le populaire, en proposant sans cesse un discours qui se renouvelle en recherchant ce qu'il nomme « un métissage original et intelligent ».

Le montage est souple, en mouvement et prend le temps de capter les émotions dégagées par les musiciens et l'énergie transmise par leurs corps durant ces phases de concentration et d'improvisation.

Le rythme et les raccords de plans sont en harmonie avec l'âme des morceaux, mettant en scène cet instant musical de la même manière que les films de fiction sur la musique et les musiciens de jazz, comme Bird, Shadows, Autour de Minuit, ou certains documentaires musicaux tels que Buena Vista Social Club et Calle 54. Il n'y a pas d'artefact et les plans suivent l'histoire et la mise en scène sonore des thèmes, des arrangements et des choruses de Baptiste.

Les morceaux sont filmés et montés dans leur intégralité et ne sont pas coupés par les interviews de l'artiste. Le tournage se fait en multi-caméras.

La musique constitue 90% de ce documentaire. De courtes interviews de Baptiste permettent de saisir ses intentions, ses influences et son implication dans la musique.


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